06.08.2009
Tartarin épisode 4 : le roi
Cher lecteur, c'est la larme à l'oeil que je publie aujourd'hui le dernier épisode de notre chère série des vacances.
Enfin quelque chose me dit que si vous applaudissez assez fort, y aurait moyen d'avoir un supplément spécial sexe sur les déjeuners indiens.
Aujourd'hui, assorti au canari comme le dit si bien Tartarin : LE ROI.
"La Malaisie c'est deux choses (pas que, mais ça aide pour mon histoire):
- le 7eme pays le plus corrompu de la planète
- une royauté
Mais comment faire une royauté lorsqu'il s'agit d'une fédération d'états ?
Ben c'est pas compliqué, il suffit de faire un roi tournant.
Cher lecteur, tu ne vas pas y croire, mais c'est le cas. Tous les 5 ans, le roi change et est remplacé par le roi d'un autre état. Vu qu'il y a 13 états, il faut un certain temps pour que ça revienne.
Et bien figure toi que le changement de roi a eu lieu hier dans la belle capitale de KL.
Il faut se rappeler que la Malaisie était Britannique il n'y a pas si longtemps et que beaucoup de traditions sont restées. Nommons entre autre l'accent quand ils parlent anglais et le cricket pour parler des plus risibles.
Mais il ont aussi gardé le roi. Je te mets sa photo en attachement, faudrait pas que tu loupes son costume et ses médailles.
Je te colle son nom tant que j'y suis, au cas ou tu arriverais à le prononcer: Sultan of Terengganu Sultan Mizan Zainal Abidin Sultanah Nur Zahirah
Quid de l'ancien roi ? Il redevient simple troufion. Enfin pas tout à fait, il est quand même sultan du bled d'où il vient.
En pratique, pour ceux que la politique interesse, le pays est, un peu comme nos voisin gênants à l'autre bout du tunnel, gouverné par le premier ministre : Datuk Seri Abdullah Ahmad Badawi."
Et hop, une hola pour Tartarin qu'on ne remerciera jamais assez d'avoir été notre premier auteur invité :-)
09:22 Publié dans Concile invite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malaisie, roi, tartarin
05.08.2009
Tartarin épisode 3 : la pluie
Petits veinards,
Nous continuons ce qui ne saurait s'appeler autrement que la
GRANDE SAGA DE L'ETE
de notre cher auteur invité : Tartarin à Kuala Lumpur.
Aujourd'hui l'un de mes épisodes préférés : la pluie.
"D'aucun le savent déjà peut être, mais à KL, il fait 33° celcius.
Il fait 33 l'été.
Il fait 33 l'hiver.
Bref, il fait 33 !
Mais, perspicace comme tu l'es, tu vas de ce pas me demander quelle différence il peut bien y avoir entre l'été et l'hiver. Après moult études et beaucoup de recherches, cher lecteur, je te le dis:
L'été il pleut à 17 heures.
L'hiver il pleut à 16 heures 45.
Mais là où toute la finesse de cette étude scientifique risque de te dépasser, c'est que, à moins que tu aies déjà tenté l'aventure asiatique, tu ne sais pas ce que c'est que pleuvoir.
Les plus bretons d'entre vous vont se croire experts en la matière. Les marseillais vont t'expliquer que ce sont eux qui l'ont inventé. Que nenni !
Quand à Kuala Lumpur, on te dit qu'il va pleuvoir, c'est que d'une part, c'est certain, et que d'autre part, il te reste environ 5 minutes pour te planquer.
Une mise en situation : Il est 16:30, nous avons rendez vous chez notre client à 17h (avec du recul, on se demande si c'est pas fait exprès). Nous sommes donc tous en costard cravate, PC en bandoulière, sur le quai du métro local. A 16:44, nous arrivons à la station Jalam Baya où nous descendons. Le trajet en plein air de la station de métro à l'entrée de chez notre client atteint allègrement les 200 m. Nous commençons à marcher, tranquilles comme Baptiste, il fait beau, un peu trop chaud pour un costard, mais bon, nous sommes concentrés sur notre mission.
A mi-chemin, et à précisément 16:45 : Il se met à pleuvoir !
Tu vas me dire "t'es con, c'est écrit ci-dessus".
Alors d'une part je te répondrai qu'il serait temps que tu sois poli, et que d'autre part, à l'époque je ne le savais pas.
Mais quand je te parle de pluie mon bon ami, c'est pas le crachin breton, c'est pas l'averse picarde, c'est même pas la tempête niçoise.
C'est la sa race d'avalanche de flotte qui fait que en 10 secondes t'as de l'eau qui te dégouline dans le col, t'as les pompes (italiennes, toutes neuves) qui font floch floch et t'as ton PC qui se noie.
Finalement t'arrives chez ton client avec l'air d'un clodo, ton De Fursac qui ressemble à la serpillère avec des trous pour les brasdu "père Noël est une ordure" et un PC qui veut plus booter car il coule 1 litre de jus lorsque tu l'ouvres.
Et la, le chinois qui te sert de client te dit, peinard, avec un sourire que t'as envie de lui en coller une : "à 2 minutes près".
Conclusion, l'hiver, à KL, il pleut à 16:45."
14:44 Publié dans Concile invite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malaisie, kuala lumpur, pluie, climat de merde, bretagne
30.07.2009
Tartarin épisode 2 : le voyage
La suite, ou plutôt le début, car te voilà gratifié d'un flash back dès le deuxième épisode, cher lecteur. Quelle joie !
Heureux qui comme Tartarin a fait un long voyage avec Malaysian Airlines
"Bon alors vous connaissez tous le fonctionnement d'un départ en avion de France.
1 - on monte dans un train pourri (RER B), peu sûr, sale, bruyant, qui traverse les régions les pires de l'ile de France. Le trajet jusqu'à CDG vous coute 9,60 euros l'aller et dure 35 minutes. En arrivant il faut traverser des kilomètres de couloirs sales et puants pour arriver dans le terminal le plus dégueulasse et délabré du monde : CDG 1
2 - on se tape l'accueil chaleureux de maurice à la douane et à l'embarquement
3 - on monte dans l'avion si [ADP, Air France, le personnel d'embarquement, le laveur de vitre, les taxis, la RATP, etc - rayez la mention inutile] n'est pas en grève.
Bref, la France.
Là on est dans l'avion, Malaysian Airlines. Et là, tout change.
Non ce n'est pas un 747 de 1932 comme chez Air France. C'est ce qui se fait de mieux, le personnel de bord est charmant et le niveau de service est incomparable. Et pourtant des trajets en avion j'en ai fait. C'est juste énorme.
Bon, pour être juste avec les autres compagnies, je dois avouer que j'etais en business et que cela change tout. En discutant avec la chef de cabine, voici l'explication chiffrée :
- Business : 32 passagers, 5 personnels de bord
- Bétaillère : 250 passager, 6 personnels de bord
Arrivée à Kuala Lumpur. Aéroport superbe, moderne, clair, propre, du personnel partout pour aider à la moindre occasion ceux qui sont perdus.
Pour 20 ringgits (5 euros) on monte dans un train ultra moderne, le KLIA, propre, sans la moindre dégradation, avec même un bar - non je n'y suis pas allé - et des toilettes qui vous mène en 25 minutes en plein centre de Kuala Lumpur. On traverse la jungle, c'est joli. Le train est silencieux, si ce n'est pour la petite musique de fond. A disposition des passagers, des écrans donnant des indications sur la Malaisie, sa culture, ses activités, etc. Le tout en anglais.
Bref, la comparaison
- aeroports CDG / KUL,
- trains RER B / KLIA
- service momo / Katie
est juste impressionnante et clairement pas en faveur de la France.
Pour ce qui est de Kuala Lumpur ?
Ville ultra moderne au milieu de la jungle. Des bananiers, des singes qui courent d'arbre en arbre, de la propreté - je vous défie de trouver un chewing gum par terre, ou la moindre merde de chien-, des gens qui vous proposent de l'aide à tout bout de champs car vous n'avez pas l'air local, des grattes ciels partout ,incluant les fameuse Petronas Twin Towers.
Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus car d'une part je viens juste d'arriver et d'autre part, on ne fait que bosser. Donc si ce n'est 2 heures cette apres-midi, on a vu que le Executive Lounge du Hilton.
PS : il se peut que comme Tartarin, je vais revenir avec un animal local"
Nous l'espérons tous !
09:51 Publié dans Concile invite | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note